Pour réviser ses idées reçues sur le doctorat !

Décryptage d'une révolution silencieuse

Si le doctorat est universellement considéré comme le diplôme le plus prestigieux de l’enseignement supérieur, il peut, en France, faire l'objet de certaines idées reçues. D'abord parce que ce diplôme n'est pas très bien connu : les docteurs ne représentent que 1 % de la population active. Ensuite parce qu'elles se sont construites au cours d'une histoire ancienne (le doctorat existe depuis le Moyen Âge) et mouvementée (que vous pouvez découvrir dans (Ouvre une nouvelle fenêtre) "La thèse et le doctorat, Socio-histoire d’un grade universitaire (XIXe-XXIe siècle)" dirigé par Pierre Verschueren ou dans une (Ouvre une nouvelle fenêtre) Brève Histoire des Universités de Christine Musselin).

Mais depuis les années 1990, l’avènement de la « société de la connaissance » a profondément transformé le paysage. La recherche s'est fortement internationalisée et le nombre de chercheurs (secteurs publics et privés confondus) a fortement augmenté : 3% par an en moyenne sur 10 ans en France, 2,4 % aux États-Unis, 6,2 % en Chine, etc.

Même si elle peine à s’imposer dans les représentations collectives, le modèle de formation doctorale s'est adapté à cette nouvelle réalité ; les débouchés ont été profondément transformés et se diversifient désormais largement hors du secteur académique.

Certaines idées reçues sur les conditions de préparation des thèses reposent aussi sur une réalité qui a évolué au cours des dernières années. Les pratiques se sont transformées dans les laboratoires et les écoles doctorales (encadrement plus collégial, financement plus systématique ...) et des mesures fortes ont été prises en France pour remédier aux difficultés persistantes, notamment dans la loi de programmation de la recherche de fin 2020 (financements renforcés, annualisation des comités de suivi …).

Réviser ses idées reçues sur :

La rémunération des doctorants.

80%

des doctorants sont financés pour préparer leur doctorat,

73%

ont un contrat doctoral de droit public ou une CIFRE et ont alors une rémunération plancher de

2300€

brut/mensuel au 1er janvier 2026,

15%

préparent leur doctorat en parallèle d'une activité principale salariée.

Les débouchés du doctorat

94%

des docteurs ont un emploi de cadre dans les 3 ans après leur soutenance

85%

sont satisfaits ou très satisfaits de leur situation professionnelle,

48%

sont chercheurs ou enseignants-chercheurs dans le secteur académique

26%

sont chercheurs dans la R&D privée et 26% sont en dehors du secteur de la recherche (publique ou privée)

Les conditions d'encadrement

60%

des doctorants au minimum sont encadrés par une équipe

70%

des doctorants ont un directeur ou une directrice de thèse qui encadre d'autres doctorants,

81%

des doctorantes et des doctorants se déclarent satisfaits de leurs encadrants et 11% insatisfaits.

97%

des répondants à l’enquête inscrits depuis plus de 3 ans avaient eu au moins un comité de suivi.

La nature des travaux

14 000

thèses par an sont soutenues en moyenne depuis 2012, dont les trois quarts sont accessibles en ligne,

48%

des doctorats sont délivrés en sciences et technologies,

29%

en sciences humaines et sociales,

24%

en sciences du vivant et environnement.
Activités Directeur de thèse Direction de thèse Directrice de thèse Débouchés Emplois Encadrement Financement Rémunération Sujets