Mathieu Feuillade
Ambassadeur du doctorat dans la région Grand Est, docteur en chimie des matériaux, Mathieu Feuillade est directeur du laboratoire de vision augmentée chez EssilorLuxottica.
RÉPUBLIQUE
FRANÇAISE
La plateforme nationale du doctorat BETA
De la définition du sujet de recherche à la poursuite de carrière
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Ambassadeur du doctorat dans la région Grand Est, docteur en chimie des matériaux, Mathieu Feuillade est directeur du laboratoire de vision augmentée chez EssilorLuxottica.
Je suis ingénieur et docteur en chimie des matériaux, diplômé de l’École Nationale Supérieure de Chimie de Mulhouse et de l’Université de Haute-Alsace.
Depuis le début de ma carrière, j’ai évolué dans le monde de la recherche et de l’innovation, en France et à l’international, notamment aux États-Unis et au Japon. J’ai occupé des postes de chercheur, chef de projet, manager, et j’ai eu la chance d’explorer des domaines très variés : les revêtements, les photopolymères, les cristaux liquides, l’holographie, l’optique active, mais aussi les sciences de gestion, la prospective et l’innovation ouverte.
Je dirige aujourd’hui le laboratoire de vision augmentée chez EssilorLuxottica, où je travaille depuis près de 20 ans. Les lunettes, bien qu’objets du quotidien, sont profondément personnelles : elles répondent à des besoins visuels uniques et nourrissent une personnalité par leur dimension esthétique. Avec l’essor récent de l’intelligence artificielle, de la réalité augmentée et des objets connectés, les lunettes deviennent une interface entre le monde physique et le monde numérique. Dans ce contexte, la mission de mon équipe est par exemple de contribuer à développer des concepts de lunettes à réalité augmentée sur la base de technologies holographiques.
En tant qu’ambassadeur, je souhaite contribuer à valoriser le doctorat qui est une formation essentielle pour notre avenir collectif. En 10 ans, le nombre de doctorants en France a chuté de près de 10 %. Or la recherche est nourrie et alimentée par les doctorants. Ils en sont la force vive. Ce qu’il faut comprendre c’est que la recherche d’aujourd’hui c’est l’innovation de demain. Derrière les connaissances générées dans chaque thèse, il y a des enjeux d’innovation et de souveraineté, à l’échelle nationale et européenne.
Le doctorat ne forme pas uniquement à la recherche académique. Il ouvre à une grande diversité de carrières dans l’industrie, le conseil, l’entrepreneuriat. C’est un véritable tremplin. Au-delà des savoirs scientifiques, il développe des qualités humaines et professionnelles essentielles comme la résilience, la créativité, la capacité de synthèse et l’aptitude à vulgariser des sujets complexes. Faire une thèse, c’est apprendre à comprendre. C’est générer de nouvelle connaissance et les partager. C’est le moteur de l’innovation, car il n’y a pas d’innovation sans apport de nouvelles connaissances.
À travers cette mission, je veux promouvoir une culture de l’innovation fondée sur la recherche. Une innovation tournée vers les usages, vers les gens. Il y a une image que je trouve inspirante, c’est celle de l’un des cofondateurs de Mistral AI Arthur Mensch, qui se présente comme chercheur ET entrepreneur. C’est cette image du doctorant et de la recherche que je veux rappeler : celle d’acteurs du changement, capable de transformer les connaissances en solutions concrètes pour la société.