Mon parcours
J'ai soutenu ma thèse de doctorat en Sciences appliquées en 1989, à l’Université Pierre et Marie Curie, Paris 6. De 1989 à 1998, j'ai été maître de conférences au sein de cette même Université, à l’UFR de Mécanique, Energétique et Robotique, et membre du laboratoire d’aérothermique du CNRS. En 1996, j'ai rejoint l’unité mixte de recherche CORIA de l’Université de Rouen Normandie par délégation CNRS.
En 1998, suite à l’obtention de mon HDR (habilitation à diriger des recherches) délivrée par l’Université Pierre et Marie Curie, Paris 6, je suis devenue professeure des universités au sein de l’établissement normand dans lequel j'exerce encore aujourd’hui (UFR Sciences et Techniques).
Au cours de ma carrière, j'ai encadré 13 doctorants avec la volonté de leur offrir des clés pour leur avenir professionnel. Celles-ci reposent principalement sur le travail en équipe et le respect des différents corps de métiers avec lesquels ils sont en contact.
Françoise Baillot est également attachée à transmettre aux doctorants l’importance de trouver des solutions aux défis à relever lors de l’écriture, à la fois d’articles dans des revues très sélectives comme de communications aux congrès qu’ils présentent.
En tant que directrice de l’UFR Sciences et Techniques de l’Université de Rouen Normandie (2013-2023) j'ai toujours œuvré pour soutenir les doctorants de l’établissement en fin de thèse, notamment en appuyant des demandes de postes d’ATER.
Ma vision du rôle d'ambassadrice
Pour moi, il est primordial que la formation doctorale soit reconnue dans toute sa diversité et sa richesse, véritable articulation entre le réflexif, l’innovation et la réalisation de solutions multi-échelles. Les années doctorales constituent une période essentielle du parcours de formation pendant lequel le doctorant est à même de construire une démarche scientifique et éthique à la base de son futur métier : « Former des doctorants à l’interface de la recherche fondamentale et appliquée en collaboration avec d’autres laboratoires et organismes correspond à une démarche scientifique et sociétale cruciale pour que les futurs docteurs puissent répondre pleinement aux enjeux socio-environnementaux en toute responsabilité ».
En devenant ambassadrice du doctorat, j'aimerais amener davantage de jeunes femmes à choisir les disciplines où elles sont encore très minoritaires comme la physique, les mathématiques ou l’ingénierie. Ainsi, celles-ci pourraient participer pleinement aux réponses à apporter aux enjeux du monde académique et de l’entreprise.
Enfin, cette mission nécessite d’être ouverte à la pluridisciplinarité, aux multiples situations professionnelles où le travail de recherche est effectué et au contact humain. Je la conçois comme un moment de valorisation, de partage et d’échange avec le monde socio-économique, mais aussi avec le grand public.