Claire Guidet

Ambassadrice du doctorat dans la région Provence Alpes Côte d'Azur, docteure en Électromagnétisme, Claire Guidet est chef de projet en développement et qualification chez Intercontrole-Framatome.

Claire Guidet

Mon parcours

J’ai un parcours classique, classe prépa en physique-chimie au lycée de Condorcet en région parisienne puis une école d’ingénieur généraliste à Saint-Etienne. Lors de ma dernière année d’école d’ingénieur, j’ai rejoint un double master en « Sciences et Numérique pour la Santé » qui m’a permis de faire un stage à l’Institut Fresnel. Ce stage, qui avait comme objectif d’étudier la cornée humaine via un flash lumineux, m’a permis de rencontrer mes directeurs de thèse qui m’ont proposé de faire une thèse en électromagnétisme sur les résonnateurs de Mie. Ma thèse, qui a été financée par l’AMU (Aix Marseille Université) et la DGA (Direction Générale de l’Armement), s’intitulait « Contrôle des ondes électromagnétiques par des résonances de Mie dans des matériaux à haute permittivité ». Le principe est de trouver, via des équations, des caractéristiques physiques de matériaux afin d’absorber ou de diffuser une onde.

Aujourd’hui, je suis chef de projet dans le nucléaire, chez Intercontrole-Framatome. Je gère différents projets sur des sujets très variés allant de contrôle sur la boulonnerie aux contrôles de soudure sur le circuit primaire dans le bâtiment réacteur en CNPE. Les tâches sont extrêmement variées et vont de la gestion de projets, de ressources et aussi de conflits (techniques, interventions, …). Je gère aussi bien des nouveaux développements que de l’obsolescence sur des anciens produits. La notion de sureté et sécurité est primordiale dans ce poste puisque nous travaillons dans des environnements exigeants et dangereux.

Ma vision du rôle d’ambassadrice

J’ai accepté cette mission d’ambassadrice du doctorat afin de montrer qu’il est tout à fait possible d’avoir une carrière dans le privé avec un doctorat. Dans mon cas, le doctorat a été un véritable tremplin qui m’a permis de travailler dans un BE « CEM-Environnement Général » chez Airbus Helicopters puis d’être ingénieur essai en qualification dans le nucléaire.

Le doctorat n’a pas une bonne image en France alors que c’est une excellente formation ! On nous apprend à avoir un esprit synthétique, concis et une maîtrise à l’oral.

Enfin, je pense qu’il est important de montrer que l’on peut faire des sciences « dures » en tant que femme. Je suis actuellement engagée dans une association qui encourage les jeunes filles à faire des études scientifiques. Nous faisons des interventions en collège à ce sujet pour montrer qu’une femme peut faire des études scientifiques à haut niveau mais aussi qu’il est possible d’avoir une carrière dans le privé dans un monde majoritairement masculin.

Ambassadrice Domaine de thèse : Physique Région Provence-Alpes-Côte d'Azur Secteur entreprise - hors R&D

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