Denisa Banulescu-Radu

Ambassadrice du doctorat en Centre-Val de Loire, docteure en économie, Denisa Banulescu-Radu est maître de conférences HDR à l’Université d’Orléans et Academic Fellow de l’Institut Louis Bachelier.

Mon parcours

J’ai obtenu mon doctorat en économie en 2014, en cotutelle entre l’Université de Maastricht et l’Université d’Orléans. Ma thèse portait sur la mesure des risques financiers, plus particulièrement sur l’analyse du risque systémique et la modélisation de la volatilité financière. Mes travaux ont été distingués par le prix de thèse de la Fondation Banque de France en 2015, puis par le prix Jeune Chercheur en économie de l’Autorité des marchés financiers en 2016.

Après un post-doctorat à l’Institut Universitaire Européen de Florence en tant que Max Weber Fellow, j’ai rejoint l’Université d’Orléans en 2015. Aujourd’hui maître de conférences HDR au Laboratoire d’Économie d’Orléans, j’associe économétrie financière, science des données et apprentissage automatique dans mes recherches, notamment pour détecter la fraude à l’assurance et aux cotisations sociales.

Ces travaux s’appuient sur des échanges avec les entreprises et les organismes de protection sociale. J’ai coordonné ou co-coordonné plusieurs projets de recherche, dont le projet interdisciplinaire APR-IA RedFlag, financé par la Région Centre-Val de Loire, une chaire de recherche et le projet ANR-PRCE InsurFraud. J’ai également mené des travaux soutenus par la MSH Val de Loire, l’Institut Louis Bachelier et la Fondation Banque de France. Ce qui me motive, c’est de voir les méthodes que nous développons devenir des outils qui répondent à des questions économiques et sociales concrètes.

La transmission et l’accompagnement des étudiants et des doctorants occupent aussi une place importante dans mon activité. Je suis co-directrice du master Économétrie et Statistique Appliquée (ESA) et de la double licence Économie-Informatique IASDO, ainsi que chargée de mission VAE pour mon UFR. Je participe également à l’organisation d’écoles d’été, de certifications pour les étudiants et de conférences académiques. J’ai co-encadré des doctorants aux financements variés. Les aider à obtenir le financement, les guider dans leur thèse et les voir gagner en autonomie est l’une de mes plus grandes satisfactions d’enseignante-chercheuse.

Ma vision du rôle d’ambassadrice

Je souhaite faire connaître ce que le doctorat apporte au-delà d’une expertise dans un domaine précis. On y apprend à approfondir une question, à construire une démarche et à persévérer quand les résultats se font attendre. Face à un problème difficile, on s’exerce aussi à prendre du recul, à écouter d’autres points de vue et à défendre une réponse argumentée, et l’on garde le goût de continuer à apprendre.

Une thèse se nourrit aussi de rencontres. Elle demande du temps pour lire, explorer et approfondir un sujet, mais les échanges aident souvent à mettre une idée à l’épreuve, à dépasser une difficulté ou à trouver une nouvelle piste. Aux doctorants, je conseille de rester curieux, de partager leurs questions et d’aller vers des chercheurs d’autres disciplines. Ce réseau se construit avec le temps et peut les accompagner bien après la soutenance.

En Centre-Val de Loire, je souhaite faire dialoguer doctorants, docteurs, entreprises et acteurs publics à travers des conférences, des témoignages et des rencontres informelles autour de thèmes communs. Je voudrais ainsi montrer la diversité des parcours et des compétences des docteurs, et aider les jeunes chercheurs à découvrir d’autres débouchés et à se faire des contacts.